Le sommeil et le diabète

Un mauvais sommeil affaiblit le métabolisme des sucres ce qui augmente le risque de diabète ou aggrave un diabète déjà présent. Le diabète, quant à lui, altère le sommeil en provocant notamment des réveils nocturnes.

Il existe deux types de diabète : 

D’une part le diabète de type 1, dit insulino-dépendant :

Les cellules du pancréas sont détruites par le système immunitaire. L’insuline n’est donc pas produite. L’hormone doit alors être apportée à l’organisme par des injections quotidiennes d’insuline. 

D’autre part le diabète de type 2 :

Dit non insulino-dépendant. Cette fois, le pancréas produit une insuline mais en quantité insuffisante ou de mauvaise qualité. Dans ce cas, un régime strict doit être respecté. Malheureusement, au fil du temps, les injections d’insuline finissent par être inévitables.

Les liens entre le diabète et le sommeil

La production d’insuline fluctue avec la prise alimentaire mais aussi avec notre horloge biologique. Pendant la nuit le taux d’insuline décroit habituellement de 30% pour éviter l’hypoglycémie et faire face à l’absence d’apport de sucre. Pour cela il faut bien dormir! 

L’apnée du sommeil et le diabète de type 2 

L’apnée du sommeil est une maladie caractérisée par de multiples arrêts respiratoires dus à une obstruction complète ou partielle des voies aériennes supérieures. Le diabète, particulièrement celui de type 2, est l’un des principaux facteurs de risque de l’apnée du sommeil. La nature précise des relations entre les deux maladies est encore mal connue.

On suggère que les fortes baisses d’oxygène dans le sang, provoquées par les apnées, suivies de rétention de gaz carbonique et induisant un sommeil fragmenté, constituent un stress très important. Ce stress accroît l’activité du système autonome sympathique, active l’axe hypothalamo-hypophysosurréalien et aboutit à une sécrétion accrue de cortisol, hormone hyperglycémiante qui accentue notablement la résistance à l’insuline.

Dans le cas d’un diabète de type 2, un enregistrement du sommeil est souvent recommandé. Si le diagnostic est positif, le traitement du syndrome d’apnée du sommeil  peut réduire la résistance à l’insuline.  

Le diabète est une maladie qui se soigne très bien mais qui ne se guérit pas. Avoir une bonne hygiène de vie, pratiquer une activité physique régulière et s’alimenter sainement améliore le quotidien des diabétiques tout en préservant leur sommeil. Ces conseils ont une influence tant sur le diabète que sur les troubles qui lui sont associés. 

Sources:

Institut National du Sommeil et de la Vigilance, Brochure « Sommeil et diabète », série Les carnets du sommeil

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